Avertir le modérateur

Savitri Devi et l'écologie

 

Avec un titre aussi ésotérique il est sans doute utile d'apporter quelques précisions.

D'abord parce que le mot écologie est souvent utilisé de façon inadaptée et ensuite parce que Savitri Devi est peu connue.

 

 

savitri7.jpg
Savitri Devi en 1935

 

Ecologie et environnement.

L'écologie ne se résume pas à l'environnement. Les tentatives de récupération de l'écologie par les milieux politiques et associatifs ont été faites de façon assez sommaire et ne concernent que la partie la plus visible, et la plus porteuse, de l'écologie c’est-à-dire le respect de l'environnement. C’est bien compréhensible car il est plus facile d’utiliser politiquement un concept ramené au plus petit et plus accessible commun dénominateur que de le concevoir dans sa complexité.

Or l'écologie est bien plus que l'environnement : il s'agit de rendre harmonieuses, justes et durables les relations des êtres vivants -au sens très large incluant les végétaux et les minéraux- et ce dans une attitude de progrès, c’est-à-dire en sachant que les résultats obtenus pourront sans cesse s'améliorer. On est donc bien au delà et bien au-dessus des éoliennes de Cohn-Bendit.

Il n'y a pas de doctrine écologique. Tout peut s'interpréter et se discuter entre les différents courants écologiques, le tout étant de rester de bon sens et mesuré : par exemple un écologiste aurait du mal, au nom d'une sensibilité excessive, à réfuter la chasse, activité naturelle, régulatrice et porteuse de connaissances sur la nature. Mais il aurait encore plus de mal à justifier, au nom cette fois-ci d'un impératif économique discutable, l'élevage en batterie des cochons et des poulets.

De même notre définition voit l’écologiste s’intéresser d’abord à la vie politique et économique, bien avant la gestion de l'énergie ou la propreté de l'eau car ce sont la politique et l’économie qui vont régir les relations entre les êtres vivants.

 

La vie de Savitri jusqu’à son mariage.


Savitri Devi née Maximine Julia Portaz est née le 30 septembre 1905 à Lyon.

Dans cette famille de la moyenne bourgeoisie lettrée, typique du début du siècle, Européenne car monsieur Portaz est d'origine Gréco-Italienne tandis que son épouse est Britannique, Maximine est élevée par des parents férus de littérature Française et Anglaise.

 

savitrimaman.jpg

Savitri et sa maman en 1907

 

C'est à Lyon qu'elle fera toutes ses études, jusqu'au doctorat de philosophie.

Elle y nouera des amitiés qui ne se démentiront jamais malgré les prises de position politiques et religieuses qui la mettront plus tard en grande difficulté. Une de ses camarades de classe sera d'ailleurs la future épouse de Jacques Soustelle, grand résistant et futur ministre qui facilitera son retour en Europe après la guerre.

 

photo-savitri2.jpg

 

Littéraire brillante elle obtient à 16 ans le premier prix –un superbe vélo- d’un concours de rédaction dont le thème était la vie de Louis Pasteur. Mais lorsqu’elle apprend que Pasteur mène des expérimentations animales elle demande à ses parents de renvoyer le vélo, ce qu’ils acceptent de faire, aussi indignés qu'elle.

C’est à cet âge de 16 ans que nait sa plus grande passion littéraire : l’œuvre poétique de Leconte de Lisle.

Après son baccalauréat elle entre en licence de philosophie et visite -à pied et à cheval- la Grèce et l’Italie pendant ses longues vacances d’étudiante.

Ayant réussi sa licence en 1928 elle va enseigner en Grèce et accomplir un pèlerinage en Palestine avec des Grecs orthodoxes en avril 2009. Elle y découvre alors les prémices de ce qui est devenu aujourd’hui la question Palestinienne et s’interroge sur cette terre sainte devenue un enjeu politique. Elle voit les trois religions révélées s’affronter pour des questions qui lui paraissent secondaires et bien matérielles, telles que l’utilisation de quelques mètres carrés d’esplanade. Pire encore elle voit un jour des chrétiens aller jusqu’à se battre entre eux pour des questions de préséance. C’est de là que naissent ses premiers doutes religieux : elle reste pour l’instant fidèle à la foi Chrétienne de ses parents mais s’ouvre à une quête spirituelle qui, en dix ans, l’amènera à l’Hindouisme.

Elle ne cessera plus ses voyages entre la France, la Grèce et le Proche-Orient tout en continuant ses études jusqu'au doctorat de philosophie obtenu, toujours à Lyon, en 1935. Sa thèse porte sur Théophile Kaïris (1784-1853). Ce philosophe Grec a reconsidéré le concept d'église en le simplifiant à l'extrême de façon à éviter que les Chrétiens se déchirent sur des points qui, pour lui, n'étaient pas essentiels au dogme. Il fût bien sûr la cible de toutes les églises et, refusant de revenir au strict credo de l'église Orthodoxe, fut jeté en prison où il mourut.

Nous verrons que ce choix était déjà celui de sa vie : comme Kaïris celle qui était alors Maximine affrontera les puissants du jour, ne pliera jamais, et sera persécutée pour ses idées.

Mais le grand tournant se situe à l’été 1935, où, après son doctorat, ses parents l'aident à partir en voyage en Inde. Elle s’y plait tant qu'elle arrive à y rester en y trouvant un poste d’enseignante en Anglais, langue qu’elle pratiquait quotidiennement chez elle depuis son enfance .

En 1937 elle reçoit nom de Savitri ** et publie son premier ouvrage « l’avertissement aux Hindous » qui choque beaucoup les Anglais. Ce livre exprime en effet son admiration pour l’Hindouisme qui prône la beauté, l'amour du vivant et est « biocentré » et non anthropocentré. C’est-à-dire qu’il interprète la réalité en fonction de nécessités biologiques globales incluant le monde animal et végétal et non seulement en fonction de l’homme comme le font les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans qui sacrifient tout à l’homme et à l’homme seul. Mais, surtout, elle conjure les Hindous de ne point abandonner le système des castes, seul susceptible selon elle de garder à l’Inde sa grandeur et d’assurer son avenir.

 

Découverte du nationalisme Indien et du National Socialisme.

 

 

marisavitri.jpg

A K Mukherj

En 1939 elle épouse M. A K Mukherj qui lui fait connaître le nationaliste Indien Shandra Bose.

Shandra parle souvent avec elle de son action politique tendant à renforcer  les liens entre les « anciens aryens » (les Indiens) et le régime national-socialiste Allemand pour qui Savidri finira par prendre fait et cause après la défaite de 1945. C'est à partir de là que sa vie va changer. La jeune philosophe comblée de dons, comblée d'amour par ses parents et son mari va, en quelques années, devenir une "pasionaria" traquée dans le monde entier pour ses idées politiques.

Car, révoltée par cette terrible guerre dont elle rend responsable le gouvernement Anglais qui l'a déclarée, elle finira par s’établir en Allemagne de 1948 à 1958 où ses écrits et ses prises de position favorables au régime disparu lui vaudront de nombreux tracas auprès de la justice Allemande et des autorités d’occupation : elle y sera même jugée, condamnée et emprisonnée pour ses idées politiques. On ne lui pardonne pas certains écrits tels que celui-ci qui évoque un des derniers bombardements de la ville par les alliés Anglo-Américains :

"Tout de suite après, il y eut la nuit de Charlottenburg, le commencement de l’Apocalypse. L’ouest de Berlin flamba pendant trois jours et trois nuits. La pluie de phosphore tombait du ciel sous forme de boules rouges et bleues qui se déformaient, s’étiraient comme de la pâte, s’écrasaient sur les toits, ruisselaient dans les rues. Ce fut un autodafé fantastique. On brûla les églises, les hôpitaux, les restaurants, les maternités, les immeubles résidentiels, les musées et les éléphants du zoo, pêle-mêle avec les casernes, les dépôts, les administrations. Les femmes couraient dans les rues en flambant mieux que des torches. On brûla les femmes et les enfants allemands comme de la mauvaise herbe, et, en même temps, les prisonniers français, les ouvriers belges, russes, bulgares, grecs, hollandais, polonais. Quand l’ouest de Berlin cessa de brûler, ceux qui s’aventurèrent dans le désert de pierres et de cendres chaudes restèrent frappés de stupeur. Trois jours avaient suffi pour recréer Pompéi."

C’est alors qu’elle écrira Gold in the Furnace: experiences in Post-War Germany.

Elle rentre aux Indes mais revient en France lors de la mort de sa mère. Elle voyage beaucoup en Europe et rencontre Léon Degrelle en exil en Espagne. L’ex-chef des rexistes Belges, combattant sur le front de l’Est est celui à qui Hitler avait dit « si j’avais un fils, je voudrais qu’il fût comme vous ». C’est par lui qu’elle découvre Hitler et ses proches qu’elle n’avait jamais connus directement, n’étant pas allée en Allemagne avant la défaite. Comme on le devine la vision du National-Socialisme dispensée par Léon Degrelle n'est guère objective mais Savitri l'accepte telle quelle et la fera sienne dorénavant, contre vents et marées et jusqu'à son dernier souffle.

Devenue "persona non grata" aux Indes et ainsi séparée de son mari qui ne peut obtenir de visa pour l'Europe, elle finit par prendre un poste d’enseignante remplaçante à Montbrison puis à Firminy. Mais poursuvie par la LICRA qui l’a prise pour cible, elle ne peut échapper enfin aux nombreux procès en cours qu'en retournant aux Indes en 1971 grâce aux appuis de la famille de son mari. Elle y enseigne la langue et la littérature françaises pendant cinq ans  auprès du personnel de l’ONU jusqu’à ce qu’elle soit renvoyée une fois de plus pour raisons politiques après la mort de son mari en 1977.

Elle se rend une dernière fois en Allemagne puis à Paris où Françoise Dior, nièce du couturier, lui apporte son aide lui permettant ainsi  d'écrire son dernier ouvrage « souvenirs et mémoires d’une Aryenne ». Puis, fatiguée, malade, elle quitte la France en 1982 pour rejoindre en Angleterre une amie d’enfance chez qui elle meurt à l’aube du 23 octobre.

 


Anthropocentrisme ou biocentrisme.

Sa pensée et ses si nombreux ouvrages ne peuvent être facilement résumés mais nous avons retenu le passage ci-dessous qui résume sa position envers l’écologie : l’homme ne doit pas favoriser à tout prix la vie des autres êtres humains, mais s’attacher à permettre à ceux-ci et aux autres vivants de bien vivre ensemble.  Contrairement à ce que pratiquent les religions révélées* il n’est pas au centre du monde mais il en a la responsabilité et c'est pourquoi il doit être biocentré et non anthropocentré.

Elle pense ainsi que tout n’est pas justifié par le simple fait d’être utile aux hommes et à eux seuls et que tout baser sur les besoins exclusifs de l’humanité a un prix trop élevé : ce qui importe c’est de protéger et développer harmonieusement l’ensemble de la création. A la lumière de ce qui s’est produit depuis la « vache folle » avec, chaque année, une nouvelle preuve de notre propre folie –les grippes aviaires et porcines par exemple- nous sommes bien tentés de lui donner raison.

« Nous appliquons le dicton « vivre et laisser vivre” — aux hommes de tous degrés de santé ou de maladie physique ou mentale, mais à l’homme seul. C’est le précepte contraire que nos protecteurs du sacro-saint mammifère à deux pattes appliquent aux quadrupèdes, cétacés, reptiles, etc., ainsi qu’à la gent ailée et à la sylve. Là, il s’agit de “laisser vivre” tout au plus ce qui ne gêne pas l’expansion indéfinie de n’importe quelle variété d’hommes et même, à la limite, uniquement ce qui favorise cette expansion — comme c’est, semble-t- il, le cas, en Chine communiste, où n’ont “droit de vivre” que les animaux “utiles”, c’est-à-dire exploitables.

Mais les fauves, les oiseaux de proie, et en général les bêtes qui vivent libres, ne sont pas les seules victimes de l’expansion indéfinie de l’homme.

La variété des animaux domestiques elle-même, — sauf celui des représentants de ces espèces que l’homme élève spécialement pour les tuer et les manger, ou pour les exploiter d’une façon ou de l’autre — diminue rapidement. La maudite technique, en modifiant la vie de l’homme dans les pays fortement mécanisés, et en enlevant au pullulement humain la salutaire restriction que lui opposaient encore il y a quelques décennies les épidémies périodiques est à la base de ce résultat.

Je me souviens avec nostalgie des beaux chats qui abondaient, il y a plus d’un demi-siècle, dans les rues et les maisons de la bonne ville de Lyon où je suis née et où j’ai grandi. Rares étaient alors les magasins où l’on ne voyait pas l’un de ces félins assis à la porte, ou confortablement étendu sur le comptoir, ou roulé en boule dans “son” panier, quelque part dans un coin, — bien nourri, aimé, confiant, prêt à se laisser caresser par l’enfant que j’étais. Rares étaient les familles où l’on n’en voyait pas un, — à moins qu’il n’y eût à sa place un chien, lui aussi aimé, choyé, heureux (en général). La plupart des citadins n’avaient pas, alors, de vacances ; certainement pas de vacances payées. Et les quelques-uns qui, peut-être, en avaient, ne se croyaient pas tous obligés de les passer hors de chez eux. Ou, s’ils devaient s’absenter, un membre au moins de la famille demeurait pour s’occuper de la ou des bêtes ; ou une voisine, qui ne quittait pas la ville, ou une concierge complaisante, s’en chargeait. Mes parents avaient un chat dès avant ma naissance. Et aussi loin que je puisse me souvenir, je me revois en train de passer la main avec délice dans une fourrure soyeuse, chaude et ronronnante, tandis qu’une belle tête de velours se frottait contre moi, et que deux yeux d’ambre, à demi clos, me regardaient avec un abandon total.

 

 

Blackvelvet.jpg

Velours noir, le chat de Savitri en 1955

 

Peu de gens renoncent à tout déplacement par amour pour les animaux qu’ils ont pris sous leur protection au cas où ils ne peuvent les emmener et où ils ne trouvent personne sur qui ils puissent compter pour s’en occuper. Par contre, à l’époque de la ruée annuelle des vacanciers hors des villes, on rencontre dans les rues, le long des routes, et jusque dans les bois (parfois attachées aux troncs d’arbres, et destinées de ce fait à mourir lentement de soif et de faim), des bêtes abandonnées ; des bêtes qui, dans leur innocence, avaient fait confiance à des hommes …

Au contraire l’attachement de l’Arabe à son cheval ou à son chameau est toujours proverbial, mais la mécanisation progressive du monde est maintenant en train de briser ce lien, et ce dans tous les pays.

A mon retour aux Indes en 1971, cela a été pour moi une grande joie que de revoir, dans la campagne inondée de pluie de mousson, tant de bons gros buffles, bien nourris, plongés avec délices jusqu’au museau dans les innombrables étangs, et ruminant paisiblement.

Il y en avait, et il y en a encore, des milliers. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à ce que, — comme ailleurs les chevaux et les bœufs, — les tracteurs les remplacent. Et les tracteurs les remplaceront infailliblement, si des étendues de plus en plus vastes de terre fertile doivent être, — aux Indes comme partout dépouillées de leurs forêts pour nourrir une population dont le nombre monte en flèche et double tous les trente ans.

In « souvenirs et réflexions d’une aryenne ».

 

Etre anthropocentrés ou biocentrés ? Savitri a posé là une question clé en attribuant à l’hindouisme tous les mérites de cette prise de conscience des dangers de l’anthropomorhisme. Mais si les juifs, les chrétiens ou les musulmans se considèrent comme étant les enfants de Dieu, n’ont ils pas, eux aussi, pour devoir de protéger sa création au lieu de rechercher uniquement leur plaisir et leur confort à court terme ?  Ecouteront ils un jour les cris de souffrances des créatures divines qui ne cessent de monter des abattoirs et des élevages ?

C'est encore Savitri qui nous parle :

«Aime tous les vivants dont l’humble tâche ne s’oppose en aucune manière à la tienne, à la nôtre : les hommes au cœur simple, honnêtes, sans vanité et sans malice, et toutes les bêtes, car celles-ci sont belles, sans exception, et sans exception indifférentes à quelque “idée” que ce soit. Aime-les, et tu sentiras l’éternel dans le regard de leurs yeux de jais, d’ambre ou d’émeraude. Aime aussi les arbres, les plantes, l’eau qui coule dans l’herbe et s’en va à la mer sans savoir qu’elle y va : aime la montagne, le désert, la forêt, le ciel immense, plein de lumière ou plein de nuages ; car tout cela dépasse l’homme et te révèle l’éternel. »

Alors, suivant Savitri en oubliant ses excès ( d'ailleurs purement intellectuels car ce fut une femme d'une générosité aussi grande que la discrétion dont elle entourait ses bienfaits ), nous pourrons de nouveau relire Leconte de Lisle :

 

« Je revois l’innocence du monde,

J’entends chanter encor aux vents harmonieux

Les bois épanouis sous la gloire des cieux ;

La force et la beauté de la terre féconde

En un rêve sublime habitent dans mes yeux.

 

Le soir tranquille unit, aux soupirs des colombes,

Dans le brouillard doré qui baigne les halliers,

Le doux rugissement des lions familiers ;

Le terrestre Jardin sourit, vierge de tombes,

Aux anges endormis à l’ombre des palmiers. »

 

* Savitri ne manque jamais de mettre en exergue le fossé qu’elle constate entre la révélation elle-même et la pratique des trois grandes religions. Elle s’indigne ainsi du sort réservé aux faibles -au rang desquels elle place les femmes, les enfants et les animaux- par les prêtres détenteurs d’un savoir et d’une foi selon elle tronqués et dévoyés.

 

** Le nom de Savitri (l’un des noms de Surya, le soleil) lui a été donné par les étudiantes de l’Université de Shantiniketan où elle passa six mois en 1935. Devi (déesse) est un titre que toute femme hindoue de caste aryenne est autorisée à mettre après son nom individuel.

 

 

L’oeuvre de Savitri Devi  (d’après savitridevi.org)

certains ouvrages sont en Anglais, d'autres en Français :

 

Essai-critique sur Théophile Kaïris,

a warning to the hindus,

the non-hindu indians and indian unity,

l’étang aux lotus,

Akhnaton’s eternal message:
a scientific religion 3,300 years old,

a perfect man:
akhnaton, king of egypt,

joy of the sun.
the beautiful life of akhnaton, king of egypt, told tto young people,

a son of god:
the life and philosophy of akhnaton, king of egypt,

akhnaton: a play,

defiance : : the prison memoirs of Savitri devi,

gold in the furnace,

pilgrimage,

the lightning and the sun,

Paul de tarse, ou christianisme et judaïsme,

impeachment of man,

long-whiskers and the two-legged goddess,
or the true story of a “most objectionable nazi” and half-a-dozen cats,

souvenirs et réflexions d ’une aryenne,

and time rolls on:
the savitri devi interviews.

 

Chatsdessins.jpg

Dessins de chats par Savidri, 1975

 

 

Les commentaires sont fermés.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu