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  • HOLLANDE OU LA CLE PERDUE

    Les spécialistes de la qualité connaissent le phénomène de «  la clé perdue » décrit pour la première fois en 1980 par un auteur Autrichien, Paul Watzlawick.

    Il donne l’exemple d’un quidam qui, en pleine nuit, cherche quelque chose à la lueur d’un lampadaire. Un policier s’arrête et lui demande ce qu’il fait.

    -            Je cherche mes clés.

    Le policier au bout de quelques minutes.

    -             Elles ne sont pas là, on les aurait déjà trouvées.

    -            Non, non. Il faut mieux chercher.

     Les deux hommes regardent encore ensemble puis, devant leur peu de succès, le policier reprend.

    -            Etes vous sûr de les avoir perdues à cet endroit ?

    -            Ah, non ! Pas du tout, je les ai perdues là bas au fond de la rue.

    -            Mais alors pourquoi les cherchez vous ici ?

    -            Parce qu’ici on voit bien. Là bas je ne verrais rien.

     L’auteur met ainsi en exergue la formule « il suffit d’insister » selon laquelle un processus mauvais donnant bien entendu de mauvais résultats se voit répété à l’infini dès lors que ces résultats ne sont pas attribués au processus lui-même mais à la façon dont il est mené.

    Et voila Florian Philippot qui, dans une interview de RTL reprise dans Le Point de ce matin, déclare : « Le Président a une responsabilité dans l'expansion du djihadisme au Moyen-Orient. Il faut stopper les errements dramatiques de la diplomatie française »

    Mais non Monsieur Philippot, vous n’avez rien compris. C’est juste que le processus initié par l’inénarrable tandem Sarko-BHL - duo bien connu dans le grand public sous le nom de scène des Frères Massacre - et qui consistait à armer nos ennemis en Lybie est mal appliqué.

    Hollande lui l’applique mieux, comme en Syrie. Il faut continuer à le faire partout mais de mieux en mieux. Par exemple en leur payant de faramineuses rançons.

    D'ailleurs son premier Ministre fait de même sur le plan économique : il répéte - en pire - ce qui ne marche pas.

    Avec Hollande continuons à chercher la clé sous le réverbère.

  • REPONSE A MONSIEUR CHAUPRADE

    Monsieur CHAUPRADE, diplômé de Sciences Po - dit Sciences Pipo dans les milieux universitaires  - géo politicien autoproclamé, naguère viré du Collège Interarmées De Défense, a commis sur son blog un article qui fera date.

    Pour lire l’article  original  :

    http://blog.realpolitik.tv/2014/08/la-france-face-a-la-question-islamique-les-choix-credibles-pour-un-avenir-francais/

    Ce texte de Monsieur Chauprade est extrêmement polémique, plein de contradictions, et il est difficile d'en comprendre les motivations, sauf à admettre qu'il souhaite monter les Français les uns contre les autres.

    Essayons tout de même de rester objectifs et répondons aux points essentiels de cet article.


    M. CHAUPRADE : prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

    Ah bon ? Le nationalisme arabe est une doctrine politique et il est rare de voir «disparaitre» une doctrine : elle revit, se transforme, s’adapte, se renouvelle mais ne meurt pas.

    Pour la connaître il faut reprendre l’œuvre de son théoricien, Michel Aflak, un Chrétien Syrien. En (très) résumé il tient en trois mots : Unité, Socialisme, Liberté. Pour lui - dans les années 50 mais que n’en dirait-il pas aujourd’hui ! - l'apport des Arabes au monde moderne est essentiellement négatif. En s’unissant sur ces trois principes parmi lesquels d’ailleurs la liberté comprend explicitement la liberté de conscience et une laïcité respectueuse des religions, les Arabes contribueraient enfin de façon positive à l’histoire du monde.

    Précisons que dans le socialisme d’Aflak il n’y a rien de marxiste mais uniquement l’intégration d’une forte justice sociale et le refus du capitalisme s’il est apatride, voire hostile. Nous pensons que le nationalisme arabe a encore de beaux jours devant lui car la voie déjà choisie par l’Egypte risque d’être bientôt celle d’autres pays, l’Algérie elle-même en étant déjà très proche, volet socialisme en moins...

    Il n’y a là rien de dépassé et de nombreux pays d’Amérique Latine s’engagent sur une voie presque parallèle malgré les efforts désespérés des USA pour les en dévoyer.

    M. CHAUPRADE : le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient : chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

    Entièrement d’accord, sauf qu’il oublie BHL l’inspirateur ou l’âme damnée. Curieux oubli... et pourquoi ? La suite va vous le dire.

    M. CHAUPRADE : défendre militairement les Chrétiens d’Irak

    "Nous devons aider les Chrétiens à rester chez eux, à défendre leurs villages, leurs églises, car ils étaient les premiers sur la Terre d’Orient."

    Tout à fait vrai. Comme les Palestiniens étaient les premiers en... Palestine, précisément.

    "Je soutiens donc sans réserve les frappes militaires américaines contre l’État islamique et j’affirme que c’est l’intérêt et l’honneur de la France que de se joindre à ces frappes."

    Sincèrement c’est sympathique mais un peu ridicule car les USA n’ont nul besoin de nous qui avons moins de 300 avions de combat contre plus de 3000 chez eux, sans compter les drones : France environ 30, USA 800 à 900.

    Et puis on sait bien que, fatalement, de pauvres gens vont mourir alors qu'ils ne sont pour rien dans cette affaire. Ne vaudrait-il pas mieux s'attaquer aux djihadistes dans notre propre pays ?

    "Casser la dynamique califale et éliminer les djihadistes citoyens français ( sur le terrain en Irak, ndb)"

    Il va falloir bien viser pour trouver là-bas les Français au milieu des autres : pas très sérieux, M. Chauprade. Il vaudrait mieux les éliminer –vraiment, à l’ancienne, comme du temps des barbouzes – d’abord chez nous en France.

    On peut se faire plaisir en imaginant au nord de l’Irak le marsouin Le Bouarrec, tireur d’élite au XXXème RPIMa interrogeant son chef de groupe le sergent Servoz.

    « Sergent, j’ai un Toy avec 8 combattants dessus. Je tire ? »

    « T’es sûr que ce sont des Djihadistes ? »

    « Ben oui, sergent ils ont même un drapeau »

    « ils sont Français ou non ? »

    « Ben c’est des Arabes »

    « Des Arabes français ou non ? »

    « Comment je fais pour le savoir, sergent ? »

    « Euh... applique l’article 22 ! *»

    "Ceux des musulmans sunnites qui s’assimileront choisiront d’intégrer l’héritage d’une France chrétienne, laïque et d’accepter que leurs compatriotes Juifs puissent aimer Israël comme eux-mêmes aiment la terre de leurs ancêtres, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie. Les autres (ils sont nombreux) qui font le choix de l’Oumma plutôt que de la France, qui voilent leur femme et leurs filles, qui adoptent la barbe salafiste, ceux-là n’ont vocation ni à être ni à rester français."

    Cette phrase a certainement, je l'espère pour lui, été écrite à la hâte. En gros les citoyens français dont les femmes ou filles sont voilées et qui portent la barbe "salafiste" devront partir et ne "resteront pas" français. Je ne sais pas ce que peut être une barbe salafiste et si elle est différente des autres mais Monsieur Chauprade a l'air de le savoir, lui : où  mène la géopolitique ? Elle mène chez le barbier.

    Je pense que c’est le morceau de choix du gloubi-glouba de Chauprade. En gros si t’as une barbe et si ta femme porte le foulard, tu te barres, Français ou pas. Curieuse conception de la citoyenneté.

    L’autre jour il pleuvait –pluie du mois d’août - et ma femme qui sortait de chez le coiffeur a mis son foulard Hermès sur la tête. Comme, de plus, je ne m’étais pas rasé de 6 jours, j’étais sûrement en infraction Chaupradienne. La prochaine fois on aura une scène de ménage mais je lui enlève son foulard. D’ailleurs on va vendre tous les foulards aux puces ce sera plus sûr. Quand je pense que maman mettait un foulard sur la tête à la messe de Notre Dame de Grâce de Passy je me dis que le temps de De Gaulle était quand même plus simple, malgré tout.

    Malheeeûûûr, comme dirait Mado la niçoise !

    Enfin, pour être très franc, j'avoue que  je n’aime pas trop Israël non plus, mais j’ignorais que ce fût un délit : le délit de non-amour. Elle va être sympa la France de Chauprade où le Français pourra être viré de son propre pays comme un Palestinien de sa Palestine.

    Après avoir évoqué le marsouin tireur d’élite on peut penser au maréchal des logis chef Donnadieu et au gendarme Girard en mission dans les HLM d’Aurillac.

     « Bonjour Madame Belkacem, vous allez bien ? »

    « Ca va, comme ça, c’est dur mais ça va. »

    « Madame Belkacem, portez vous le voile ? »

    « Non, pourquoi ? »

    « Chut, plus bas ! Et vos filles, elles le portent ? »

    « Mes filles elles sont mariées maintenant avec des Français à Paris, mais je crois pas qu’elles le portent. La grande elle est actrice, elle fait de drôles de films et la petite elle est au contrôle de gestion chez Loréal. Je crois pas qu’elles le portent. Vous voulez que je les appelle ? »

    « Non, non, Madame Belkacem, ça ira comme ça. Bonne soirée. »

    « Vous voulez boire le thé ? »

    « Non, merci Madame Belkacem, on doit aller chez votre voisin. »

     

    Chez le voisin.

     

    « Monsieur Ben Laroubi ? Gendarmerie nationale. »

    « Qu’est ce que tu veux que ça me foute ? »

    « Nous venons vous demander si vous aimez Israël ? »

    « Israël ? Les Juifs ? »

    « Oui, aimez-vous les Juifs ? »

    « Tu te fous de ma gueule, Françaoui de merde ? Je les nique les Juifs et toute leur race maudite et je nique aussi les Français. »

    « Monsieur Ben Laroubi, les Français c’est pas grave, ils ont l’habitude mais vous devez aimer les Juifs c’est le nouveau ministre des affaires étrangères, Monsieur Chauprade qui l’a dit. Si vous n’aimez pas les Juifs vous allez être expulsé. »

    « Expulsé mais mon père il a fait la guerre pour les Français, même qu’ils ont voulu lui couper les couilles là bas en Algérie à l’indépendance et moi je suis né Français et tu veux m’expulser ? »

    « Désolé, Monsieur Ben Laroubi , c’est la loi dite loi Chauprade qui vient d’être votée. Faites vos valises, on part dans une heure direction Drancy, puis Orly et l’Algérie. »


    M. CHAUPRADE : la Libye a été, par excellence, la guerre de sous-traitance des intérêts qataris.

    Tout à fait d’accord. Des intérêts israéliens aussi, n’est ce pas BHL ? Comment pouvez-vous prétendre que la guerre de Lybie n’a pas été « autorisée » sinon voulue par Israël ?

    "Dans ce contexte on comprend mieux aussi la « pensée unique » anti-Israël qui s’installe dans ces milieux subventionnés. Israël ayant perdu la guerre de l’image (et comment la gagner face à des images d’enfants palestiniens déchiquetés?), on ne prend plus beaucoup de risque aujourd’hui à taper sur Israël sur les plateaux de télévision."

    En tout cas vous, M. Chauprade, vous ne prenez pas ce risque. Et il nous vient une idée terrible : ces enfants déchiquetés vous gênent t'ils vraiment ? Si oui, dites le haut et fort.

    En ce qui nous concerne ces petits martyrs nous font dire que défendre une cause par ces moyens c'est condamner cette cause. 

    Par conséquent ne pas se tromper d’ennemi !

    OH, NON ! Surtout ne pas se tromper d'ennemi. Les musulmans français ne sont pas nos ennemis même si vous semblez vouloir à tout prix que nous nous arrachions mutuellement le foie. Nos ennemis sont ceux qui ont fait monter le fondamentalisme islamique et le financent.

    "Israël n’est pas l’ennemi de la France. La France n’a aujourd’hui qu’un véritable ennemi : le fondamentalisme islamique sunnite. Certes Israël est aujourd’hui encore très lié aux États-Unis mais ceux-ci commencent à s’en détourner et Israël adopte une posture multipolaire en construisant des relations fortes avec la Russie, l’Inde, la Chine. A moins donc qu’il ne soit gouverné par un antisémitisme obsessionnel, un patriote français ne peut chercher à former, contre Israël, et avec l’extrême gauche pro-palestinienne, la racaille de banlieue et les islamistes une alliance à la fois contre-nature et sans issue politique."

    Qui a soutenu l’arrivée massive de la « racaille de banlieue » ? Qui a créé, soutenu, renforcé l’Islamisme contre l’Islam ? N’est-ce pas la classe politico-médiatique française qui est largement pro-israélienne ?

    "Quand on défend un monde fondé sur la souveraineté, on défend aussi la souveraineté d’Israël et son droit à la sécurité."

    Si on défend là-bas en Palestine une souveraineté basée sur une spoliation, comment lutter ici en France contre la spoliation de notre patrie par l'immigration sauvage ?

    Vous nous avez bien déçu. Adieu, Monsieur Chauprade.

     

    Louis ROISSARD

     

     

    *Article 22 : démerde toi comme tu peux.

  • MISSION ACCOMPLIE A GAZA

    Il semblerait que les troupes israéliennes quittent Gaza en ce moment, avec la satisfaction du devoir accompli.

     

    Départ de gaza.jpg

     

    Les 2 photos ci-dessous montrent des corps de petits enfants conservés dans des bacs à glace faute de place à la morgue :


    Enfants Gaza 1.jpg

    Photo Daily Mail 

    Enfants Gaza 2.jpg

    Photo Daily Mail 


    Et en voici deux autres...

    Enfants Gaza 3.jpg

     

    Photo Daily Mail 

     

     

     

     

    Enfants Gaza 4.jpg

     

    Photo Daily Mail  

    leplus.nouvelobs publie ce jour un message du Docteur Michèle BECK de Médecins Sans Frontières à Gaza. En voici un extrait : 

    " Lundi soir, nous avons reçu aux urgences deux petites filles de quatre et six ans qui étaient dans un état grave. Ce sont deux sœurs. Elles se trouvaient tout près d’un endroit qui a été bombardé à Jabalya.

     

    Lorsqu’elles sont arrivées, elles souffraient de multiples plaies aux jambes et au visage, de fractures, de traumatismes crâniens et thoraciques engageant leur pronostic vital. A leur âge, la cage thoracique n’est pas complètement formée et consolidée. La déflagration a été si puissante que leurs poumons ont été très abîmés.

     

    Elles sont restées au bloc toute la nuit et aujourd’hui nous nous occupons de leurs soins post-opératoires. Je ne sais pas si elles survivront tellement leurs blessures sont importantes. "  

     

     

    Jésus Christ d'après l'Evangile selon Saint Matthieu :

    " Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. "

     

     
  • COMMUNAUTARISME OU COMMUNION ?

     

    drapeau-francais-01.jpg

    On parle beaucoup de communautés en France depuis 7 ans : ce terme est devenu à la mode à l’arrivée de Sarkozy qui l’avait importé tel quel des Etats-Unis où il est l’un des piliers de la société.

    Il est vrai qu’une nation composée d’immigrants ne peut trouver d’autre façon de se construire : elle le fait à travers des communautés qu’elle se chargera ensuite de fondre au sein du si rebattu « melting pot ». Notion fausse d’ailleurs car, si les USA ont réussi à donner à leurs communautés un sens patriotique fort et durable, ils ne les ont pas fusionnées, tout simplement parce que c’est impossible, sauf  à la marge et surtout entre celles qui sont déjà assez proches naturellement : on verra ainsi la passerelle classique du mariage intercommunautaire bien s’établir entre des Européens, par exemple entre Italiens et Portugais ou entre Irlandais et Germaniques. Mais elle ne fonctionne guère entre ethnies fondamentalement différentes, tels les Noirs et les Latins,

    Cette naissance d’une « nation communautaire », toute naturelle dans ses débuts, a été institutionnalisée par la classe politique américaine à partir de la fin des années soixante : elle y voyait le moyen d’instaurer une forme de clientélisme propre à assurer sa pérennité, Les Démocrates étaient passés maîtres dans ce jeu – modelé suivant les techniques marketing les plus strictes et, pourrait-on ajouter, les plus cyniques - qui, après 40 années de bons et fidèles services, a mené à l’élection d’Obama.

    On peut ne pas apprécier cette vision de ce que devrait être la Démocratie sans pour autant refuser d’admettre que le système a bien fonctionné là-bas. Même si c’était parfois de façon un peu caricaturale à l’image de ce régiment d’Asiatiques, baptisés Japonais, qui combattit notamment en Italie et se couvrit de gloire, dit-on, contre les Allemands alliés à leurs compatriotes restés au pays. Un peu comme si la France avait, au sein de la Légion Etrangère, créé un bataillon purement Allemand en 1939.

    L’exemple montre toutefois que l’on était bien loin du melting-pot puisque l’on ne trouvait pas de « Japonais » dans les unités Américaines pendant cette guerre où les races n’étaient d’ailleurs pas mélangées, les Noirs étant eux aussi bien à part. Cela nous remet en mémoire un passage du « Questionnaire », ouvrage de Von Salomon, qui raconte qu’en 1945 les prisonniers SS, mis à l’isolement et particulièrement mal traités par les Américains, avaient fini par sympathiser avec leurs gardiens noirs ( les noirs n’étant pas jugés aptes à la guerre étaient affectés aux tâches non combattantes tels la garde des prisonniers ou la logistique ) qui leur disaient, voyant la discrimination négative à laquelle étaient soumis ces Allemands, « You second choice, We second choice » : c’était faire preuve de beaucoup de bon sens.

    Si le modèle communautaire fut globalement efficace jusqu’à ce siècle, certains dysfonctionnements ont commencé d’apparaitre, révélés dans l’US Army en Irak et en Afghanistan lors des situations de stress durable que subissaient, dans les mêmes difficiles conditions, des ethnies si différentes. Et il est d’ores et déjà certain que les dangers intrinsèques du communautarisme vont encore plus apparaitre avec la montée des tensions religieuses, aux Etats-Unis comme ailleurs.

    Cependant, seul moyen de consolider une nation sans vraie frontière terrestre n’ayant jamais en son sol connu d’invasion ni de guerre étrangère, le communautarisme américain a été bénéfique. Il aura généralement bien fonctionné pendant un siècle, et ce n’est déjà pas si mal quand on voit ce qu’il donne en Europe et particulièrement en France en à peine dix années.

    L’application en
 Europe du concept de communauté est bien différente et il y a quelques années Madame
 MERKEL  nous a annoncé que le si
 joliment dénommé Multiku avait échoué. Elle exprimait ainsi à haute voix ce que ses compatriotes 
commençaient à exprimer eux aussi de la même façon, à savoir que le fait de
 donner les mêmes droits et même un peu plus à une famille Turque ou Kosovare 
arrivée la veille, n’en faisait pas automatiquement  l’exacte copie d’une famille d’ouvriers Rhénans dont 
l’aïeul avait serré la main de M. Krupp lors de la visite de son
 atelier en 1909. Quelques surprenantes différences apparaissaient en effet, notamment sur le
 plan religieux, dans le comportement des plus jeunes, dans la vie des femmes et
 surtout dans celle des jeunes filles, und so weiter. Différences que les bons
 Allemands dits de l’Ouest n’avaient même pas envisagées mais que l’œil de Merkel, real politicienne s’il en fût, élevée au grain communiste, avait très
 bien perçues. Sans avoir la chance de pouvoir nommer une ex Allemande de 
l’Est à leur tête quelques pays Européens ont peu à peu compris ce qui leur
 arrivait, Finlandais d’abord, puis Danois. Les Belges et les Suédois, eux,
 semblent continuer sur la voie initiale. Tant pis pour eux, mais, comme nous 
allons le voir, les Français sont encore plus mal lotis.

    Il n’est de jour en France où un 
ministre de notre République ne déclare 
qu’il faut tout faire, et que le gouvernement - et lui-même d’abord - feront tout, pour que les communautés vivent en bonne entente, le fameux vivre 
ensemble. Même si en langage républicain on sait que tout faire signifie qu’on ne fera strictement rien, on ne peut réfréner son enthousiasme
 devant ce cri d’amour. Et si une légitime pudeur empêche nos hommes d’Etat de
 proférer ce mot, on sent bien que c’est d’amour dont il est question : la magie républicaine va opérer. Juifs et Arabes s’aimeront, Turcs et Kurdes se
 marieront. Auvergnats et Coréennes auront de beaux petits enfants. C’est prouvé
 par un film magnifique que, parait-il, tous les Français ont vu.

    Mais – heureusement - ces ridicules comédies sont le nom d’un profond désarroi : la 
machine communautariste, loin de ne pas fonctionner, est pourtant parfaitement au point
 et fait ce pour quoi elle a été conçue, c’est à dire s’emballer pour
 diviser puis dominer. Seulement elle ne roule pas dans le sens où on l’entendait, toutes joyeuses communautés confondues, à fin d’écraser le
 Français indigène. Bien au contraire elle broie en une marche arrière 
inattendue et désormais mémorable ceux qui l’avaient montée. Et c’est ainsi
 qu’une jeune femme voilée chemine dans une manifestation interdite, drapée de
 soie bleue, blanche et rouge. Et nos bons maîtres penseurs de s'étonner : une musulmane qui aime la France ? C'est sûrement une erreur... une croyante certes, mais alors infidèle à ses racines. Et bien non, justement, comme nous allons le voir.

    Bientôt arriveront des événements encore moins probables et nous serons de nouveau fascinés par la fibre para religieuse de nos laïcs républicains qui
 se révèle dans les cas extrêmes. On se réjouit au souvenir du gouvernement de 
1940, Francs-Maçons, Catholique et Juifs - les musulmans n'intéressaient personne à l'époque - au coude à coude pour aller prier 
Notre-Dame d’arrêter les panzers. Mais il faut croire que la Sainte Vierge
 préférait les blonds ce jour là que nos ministres ne furent pas exaucés.

     Lors des troubles de Sarcelles au lieu d’aller 
prier on se contenta de réunir en un double et affligeant monologue le président du CRIF et l’émir autoproclamé 
Calghoumi qui marquète dans le créneau soi-disant modéré mais ne représente rien. Il n’arrive même pas à se représenter lui-même, ânonnant un Français incertain et incompréhensible. Contrairement d’ailleurs à Cukierman qui, lui, 
représente tout. En tout cas tous ceux qui tiennent  bien serrées les rênes de nos
 politiques. Le supposé dialogue n’a eu aucun intérêt si ce n’est de dégoûter 
encore un peu plus les jeunes Français qui commettent le gravissime péché de
 penser que tout sang se vaut et que le sang palestinien devrait avoir le même
 cours que celui des Israéliens.

     C’est qu’il ne peut y avoir de communautarisme chez nous car 
la France n’est pas un amas de communautés mais une communion de races. La formule est de Charles Maurras. Cet intransigeant patriote, chantre de la nation, a ainsi donné la plus belle
 définition de ce qu’est notre patrie qui, à travers vingt rois, deux empereurs et
 cinq républiques est  devenu le
 pays le plus uni au monde.           

    Pour ce latiniste chaque mot et la place de
 chaque mot ont toute leur importance. Races signifie d’abord pour lui ethnies 
européennes mais aussi quelques personnes originaires 
d’autres continents, dès lors qu’elles COMMUNIENT dans la mystique française.

    Et communier c’est se rassembler en corps et en esprit en des MYSTERES partagés pour – acte de foi – nous réaliser, faire ce que nous promettent nos dons et nos volontés, tous et
 chacun d’entre nous.

     Communier ? Des mystères ? Mais tout cela n’a rien de logique, c’est du délire, c’est même complètement fou !

    C’est Jeanne d’Arc qui a fait de la France un être de chair, c’est Napoléon qui en a révélé la vraie âme de gloire. Ce sont tous nos soldats et tous nos héros. Nos savants et nos plus humbles paysans. Nos ouvriers. Et nos enfants au sourire de leur mère. C’est tout notre sang. C’est la France.


     

    Jean Seberg.jpg

    Jean Seberg incarnant Jeanne d'Arc. Site films7.com

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