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Procès des assassins de Collobrières.

Collobrières comme tragédie grecque

(billet publié pour la première fois le lendemain du double assassinat).

 

« Quelques crimes toujours précèdent  les grands crimes »- Racine, Phèdre- et la tragédie de Collobrières, dont la portée douze fois symbolique commence à apparaître est la mère des jours à venir, la mère de notre avenir.

 Symbolique par le choix du lieu : un village méditerranéen insidieusement occupé devient la scène d’une tragédie grecque.

 Symbolique de la date du 18 juin, jour du courage face au désastre et  - divine coïncidence - jour de l’arrestation de l’assassin.

 Symbolique du protagoniste voulant tuer sa propre mère puis la France qui lui a tout donné et qu’il s’est pris à haïr comme certains enfants leur parent adoptif.

 Symbolique le martyre de deux femmes, deutéragonistes devenues innombrables au reflet de l'assassinat de milliers de femmes en terres d’Islam.

 Symbolique parce que nous n’avons pas su protéger deux Françaises, mais le sang qui a coulé est bien le nôtre.

 Symbolique leur abandon dont nous ne croyons pas être responsables alors qu’il est le signifié de nos signifiantes passivités face à l’incivilité quotidienne.

 Symbolique de leur beauté, celle des saintes aux vitraux de nos églises.

 Symbolique par le meurtre de deux soldats français - deux de plus -  après ceux de nos paras du sud-ouest.

 Symbolique, l'assassinat de deux sous-officiers de gendarmerie, corps d’élite qui défend tous les Français tous les jours depuis des siècles. Et maintenant plus que jamais par ces deux corps sacrifiés.

 Symbolique par le dérisoire parti pris initial du troisième personnage - les médias nationaux - de minimiser l’événement.  Et de cacher l’origine du tueur, tant qu’à faire. « Il ne s’est presque rien passé quand même sinon le visage du destin apparu dans un éclair… »-Nimier, Les Epées- et puisqu’il ne s’est presque rien passé on va continuer de voiler le visage d’une immigration emballée à la folie. Ceci jusqu’à la chute qui va inévitablement survenir et dont pâtiront d’ailleurs, avant tous, les immigrés eux-mêmes.

 Symbolique cette chute que médias et politiques ne veulent pas voir arriver, quitte à faire semblant de regretter de n’avoir pu agir à temps « jette-toi encore dans l’eau pour que j’aie une seconde fois la chance de nous sauver tous les deux ! Il est trop tard maintenant, il sera toujours trop tard. Heureusement » - Camus, La Chute - mais pour nous il n’est pas trop tard. Heureusement. Depuis le 18 juin 1940 nous savons que la France est immortelle.

 Symbolique par l’annonce des tragédies à venir. Le prologue vient d’être joué : hic et nunc notre Président a raison « c’est la République qui est atteinte ».

 Le coup de tonnerre est brutal dont l’éclair nous éblouit, nous les oubliés, nous les ex figurants devenus chorus cyclicus par la grâce d’un Collobrières funestement promu village global.

Mais - soyons en assurés sinon rassurés - l'allégorie apparaîtra clairement quand, nos yeux libérés de leurs pleurs, nous entamerons la catharsis indispensable à l’assomption sartrienne du drame annoncé le 18 juin dans un village de Provence.

 

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