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liban

  • POUR LES SOLDATS LIBANAIS

    On ne parle guère des soldats libanais tombés depuis un mois, ni même des deux militaires récemment décapités. Ils n’ont pas eu droit au traitement médiatique international apparemment réservé aux journalistes ou aux membres d’associations humanitaires. 

    Et pourtant comme l'écrivait Alfred de Vigny, " l'abnégation du guerrier est une croix plus lourde que celle du martyr." 

    Et pourtant ils meurent et leurs familles sont à l'agonie.

    Et pourtant pour eux il n’y a pas de ces guerres de religion où l'on voudrait nous précipiter : sur l’uniforme, les balles ne font pas de distinction. Les soldats Libanais sont des Musulmans de toutes tendances, des Chrétiens, des Druzes...


    soldats, liban

    l'Orient le Jour


    Ce dimanche c’est l’occasion de prier pour eux et surtout pour leurs familles car eux mêmes sont déjà au Paradis.


    Les morts de ces soldats auraient pu être évitées si les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et, hélas la France de Sarkozy et de Hollande, n'avaient pas mal agi depuis plusieurs années.

     

    Pourquoi avoir armé, financé et promu des révolutions ?

     

    Pourquoi avoir détruit l’Irak ?

     

    Pourquoi avoir jeté la Lybie dans le chaos ?

     

    Pourquoi encourager la guerre en Syrie ?

     

    Les politiques américains, britanniques et français sont responsables d’avoir armé et financé ceux qui martyrisent le Proche Orient.

    Qu’ils arrêtent maintenant de faire la morale au monde entier et s’occupent de leurs propres pays où il y a beaucoup, vraiment beaucoup, à faire.

     


    Louis ROISSARD

     

     


    Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie

    Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.


    Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau.


    Toute gloire près d'eux passe et tombe éphémère ;


    Et, comme ferait une mère,


    La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau !


    Victor Hugo

     

     

  • "Caramel " de la Libanaise Nadine Labaki.

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    Comment ne pas être séduit par « Caramel » premier long-métrage de la Libanaise Nadine Labaki ?

    Comme l’expliquent « secrets de tournage » du site Allocine.fr, Nadine Labaki a choisi le titre Caramel pour deux raisons : « C'est la pâte épilatoire faite à la manière orientale : un mélange de sucre, de citron et d'eau que l'on fait bouillir jusqu'à ce qu'il devienne du caramel. On étale ce mélange sur du marbre pour qu'il refroidisse un peu. Et l'on en fait une pâte qui sert à épiler. Mais Caramel c'est aussi l'idée du sucré salé, de l'aigre-doux, du sucre délicieux qui peut brûler et faire mal. »

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    Le choix de l'institut de beauté comme lieu de l'action n'est pas dû au hasard. "C'est un lieu où, même si on est regardé dans ce qu'on a de plus intime, on n'est jamais jugé. La femme qui nous épile nous voit nue, au sens propre comme au figuré, car c'est un moment où l'on ne triche pas. Peu à peu, on lui raconte notre vie, nos peurs, nos projets, nos histoires d'amour etc."

    Nadine Labaki incarne le personnage principal amoureux d’un homme marié, qui va faire connaissance de son épouse au salon et renoncer alors à cette liaison ; il semble que la gentillesse et la douceur de l’épouse révèlent à l’héroïne la médiocrité d’une telle aventure.

     

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    Un personnage délicieux -entre beaucoup d’autres, tous attachants- est celui de Lili, vieille fille un peu dérangée qui ramasse tous les papiers dans la rue. Y compris les nombreux PV de l’héroïne du film, au grand dam de l'agent de police, lui-même amoureux transi de cette héroïne.

    La pauvre Lili les ramasse car elle se persuade que ce sont des lettres d'un hypothétique fiancé.

    Ce rôle est inspiré de l’histoire d’une jeune Libanaise tombée amoureuse d'un officier français à la fin de la guerre. Après son départ il lui écrit tous les jours. Mais les parents de la jeune fille cachent toutes ces lettres. Elle finit s'en rendre compte, perd la raison et, à plus de 80 ans, continue à ramasser tout ce qui ressemble à une lettre.
    Le choix de Aziza Semaan pour incarner Lili est le fruit du hasard : "Aziza Semaan doit avoir dans les 85 ans… je l'ai aperçue dans la rue un Vendredi Saint. Tout de suite je me suis dit que c'était la Lili dont je rêvais. C'est une Chrétienne qui ne parle qu'arabe et qui est à la fois très sage et très rigolote."

    On lui doit la scène de la prière dans son lit avec sa soeur plus jeune - une soeur qui se sacrifie pour elle- où Lili en a assez de dire le chapelet et dit à sa petite soeur "on demandera au père Constantin de dire la prière, il le fera mieux que nous".

    Mais il semble que de nombreux spectateurs Français aient été choqués de voir la place de la religion dans le quotidien des Libanais. La statue de la Sainte Vierge avec laquelle les processionnaires entrent dans le salon de coiffure les aurait dérangés... Ce sont sans doute ces mêmes spectateurs hyper-sensibles qui se régalent de l’horreur de la série US « Bones » où l’on montre des cadavres tournés en dérision ou des évocations vraiment honteuses de « sex and the city » ou encore de l’intense vulgarité d’Arthur, Fogiel et autres !

    À noter que ces processions ne sont pas réservées au Liban, puisque même en Tunisie, pays 100% musulman, on voit dans « un été à la Goulette » les Italiens organiser la procession du 15 Août avec, bien sûr, la statue de la Sainte Vierge. Peut-être que dans les pays Arabes on a le coeur plus pur et l'esprit moins tordu que nous autres, Européens un peu trop tourmentés ? On ne peut avoir inventé la psychanalyse sans en subir les conséquences. Comme ricanait Freud en arrivant aux Etats-Unis "ils ne savent pas que je leur apporte la peste !"

    Il est peut-être temps de laisser aux religions toute leur place et de cesser d’en avoir peur car la peur favorise l’extrémisme. La phrase de Jean-Paul II qui restera dans l’histoire des hommes est certainement le " n’ayez par peur "  des JMJ.

    Dans le même ordre d’idée, construisons enfin des mosquées en France partout où les musulmans souhaitent et ont les moyens d’en construire. Dans un pays où les églises sont si nombreuses et où, sur chaque chemin, on rencontre cent croix et dix oratoires, il ne faut pas avoir peur de construire quelques centaines de mosquées, bien au contraire. Le seul langage d’un maire devrait être le suivant : « vous voulez une mosquée ? C’est parfait. Je faciliterai toutes vos démarches. À une condition, toutefois : qu’elle soit belle. Si votre projet n’est pas beau, vous n’aurez rien. S’il est beau je suis à fond avec vous. Dieu, infiniment bon mérite, non pas l’infiniment beau qui n’est pas à notre portée, mais le plus beau que l’on puisse lui donner. »
    Si j’ai vu tant de merveilles dans ma vie, j’ai aussi vu beaucoup d’horreurs et ma sensibilité s’est un peu émoussée. Mais chaque dimanche, à chaque lecture de l’Evangile, je dois pourtant retenir mes larmes, maîtriser l'émotion qui m'envahit. Cette même émotion que je ressens à Tunis en entendant l'appel à la prière. Parce que lorsque Dieu nous parle nous sommes tous de petits enfants devant la beauté de la Foi.
    Musulmans, Chrétiens ou autres croyants, n’ayons pas peur de la religion des autres. Et cela d’autant moins que nous tenons à la nôtre. N’est-ce pas là une leçon de ce film tendre, émouvant et drôle ?

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